Père l’immoral

Mardi dernier, j’ai fait un incentive à Chamonix, et mes collègues et moi sommes revenus au cours du dîner sur l’affaire Fillon. Un scandale qui, je crois, ne laisse personne indifférent. Plusieurs de mes collègues prétendaient que le candidat a dans l’ensemble bien géré la situation, qu’il a confirmé sa légitimité en ne cédant pas aux pressions des médias et des républicains. Mais à mes yeux, le raisonnement qu’ils tiennent est complètement bancal : Fillon a été à rebours de tout ce qu’il aurait dû faire pour s’en sortir ! A mes yeux, s’il avait présenté ses excuses dès les premiers jours et avait accepté de reverser ces salaires injustifiés (et injustifiables, tant par leurs montants que par le caractère fictif de ces emplois), sa campagne aurait pu se poursuivre sans trop de heurts ; les français auraient compris que ces détournements ne choquaient en rien à une époque pas si lointaine. Plus encore, en faisant un geste, Fillon aurait prouvé son honnêteté ; je pense qu’il aurait pu monter dans les sondages en prenant cette initiative. Sauf qu’il a opté pour la pire stratégie imaginable : il a fait le choix de rejeter les faits, de monter sur ses ergots, puis d’opter pour la victimisation, en répétant à l’envi que c’était là un complot de la gauche pour le déstabiliser. Impossible de faire pire… Je crois d’ailleurs que des déclarations comme « c’est un coup d’État institutionnel » ne risquent pas d’être oubliées de sitôt. Fillon n’aurait pas été plus efficace s’il avait voulu s’auto-mutiler ! Et il ne s’est pas enfoncé tout seul, d’après moi : l’ensemble des LR paie pour sa stratégie de défense honteuse. En tourant à ce point autour du pot, en s’en sortant par de multiples pirouettes face à chaque fait, Fillon a montré la corruption qui règne dans notre pays, et l’impunité dont sont certains de jouir les politiques. Il serait plus que temps de redresser la barre et de suivre le même chemin que les pays nordiques. Au passage, cet incentive m’a bien plu. Si l’affaire Fillon a eu le mérite de chauffer les esprits, les activités mises en place ont été très appréciées de tous. Je vous mets d’ailleurs en lien l’agence qui l’a mis en oeuvre. Pour plus d’informations, allez sur le site de l’organisation d’ incentive à Chamonix et retrouvez toutes les infos.

Une soirée qui finit mal

Un jeune homme de 28 ans avait mis un coup de couteau dans le thorax d’un autre homme, le 1er janvier dernier. Il a été mis en examen pour tentative d’homicide. La victime est toujours hospitalisée.  Plus d’une semaine après les faits, il reste cloué sur un lit d’hôpital à Amiens, dans un état jugé sérieux, même si ses jours ne sont désormais plus en danger. Un jeune homme de 26 ans a en effet été poignardé en plein thorax, à Beauvais, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, a-t-on appris ce lundi de source proche de l’enquête. « Mon client est toujours en soins intensifs, déplore Domitille Risbourg, l’avocate de la famille de la victime. Ses proches sont très inquiets ». Tout aurait débuté lors d’une soirée alcoolisée. Durant cette fête du réveillon, une bagarre éclate. Un coup de couteau est donné. Vers 3 heures du matin le 1er janvier, la victime est emmenée par des proches aux urgences du centre hospitalier de Beauvais. Dans un état grave. Il restera quelques jours entre la vie et la mort avant d’être transféré à l’hôpital d’Amiens (Somme). Rapidement, son agresseur est identifié et interpellé par les policiers. La raison de ce coup de couteau reste, elle, assez floue à ce stade de l’enquête. Seule certitude, la victime et le responsable de ses blessures se connaissent. Mercredi dernier, l’agresseur présumé « a été mis en examen pour tentative d’homicide », confirme ce lundi le parquet de Senlis, en charge de ce dossier. « L’intention homicide ne me paraît pas établie, assure de son côté Me Benoît Varin. Mon client a surtout voulu mettre la victime dehors, et ça a dégénéré. Mais jamais il n’a eu l’intention de tuer ». Inconnu de la justice, le jeune homme de 28 ans a été placé sous contrôle judiciaire le temps de l’instruction.