Sans honte

Yeurk. Je viens de découvrir cette histoire de virements qui ont été fait par les enfants de Fillon sur le compte de leurs parents, comme s’ils remboursaient les sommes touchées en tant qu’assistants parlementaires. Cela colle assez bien avec le bonhomme, je trouve : je viens de lire que lorsqu’il était à Matignon, il était tellement pingre qu’il se faisait rembourser sa mousse à raser ! Le beau personnage que voilà ! Tout récemment, j’ai d’ailleurs réalisé un voyage de groupe à Miami et j’y ai parlé de son cas avec plusieurs participants. Et je peux vous certifier que la discussion a été très enflammée ! Nous n’étions en effet pas de la même couleur politique (et l’on sait ce que ça donne généralement). Néanmoins, nous étions quand même d’accord sur un point : François Fillon constitue un déshonneur pour l’ensemble du pays. Même ceux qui veulent voter Républicain sont scandalisés par ses propos et ses outrances ! Quand je l’écoute, je suis juste effaré. Je ne comprends pas pourquoi il persiste. D’après lui, le pays coule littéralement et lui seul a le pouvoir de le sortir de son marasme : mais il ne fait qu’accentuer le problème, en réalité ! En l’espace d’un mois à peine, il a réussi à déchirer son parti, et a conduit les électeurs de son propre camp à se répartir en trois catégories distinctes : ceux qui s’accrochent à lui comme une moule à un rocher, ceux qui font le choix de Macron, et ceux qui soutiennent la candidate FN. Son entêtement fait que la droite va être privée de second tour ! Et les élus le laissent faire, en dépit de quelques tentatives de fronde désordonnées ! C’est tellement manifeste que Fillon n’a pas la capacité de rallier les électeurs. Comment pourrait-on choisir un homme qui détourne l’argent public pour lui-même ? Et depuis si longtemps ? L’acharnement qu’il met à vouloir se faire élire est proprement effarant. Ou alors, c’est peut-être son seul recours : remporter l’élection est le seul moyen qu’il ait trouvé de ne pas être jugé. C’est la seule manière d’expliquer cette insistance à prolonger cette campagne bancale sur tous les plans. Sinon, j’ai adoré ce voyage de groupe. Tenez, voici le site de l’agence qui l’a mis en oeuvre, si vous voulez découvrir la destination ! En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de l’agence du voyage en Floride.

Police : amplifier le décloisonnement

Les menaces contemporaines ont précipité les forces de sécurité et particulièrement les services de renseignement dans un monde caractérisé par le temps court et le besoin d’échanges. Ce qui a longtemps été aux antipodes de la culture policière (celle du secret et du temps long). La collaboration et le partage d’informations deviennent donc une priorité absolue. Des initiatives ont montré qu’une collaboration entre services ou que des équipes pluridisciplinaires (les groupes d’intervention régionale, les juridictions inter-régionales spécialisées, la DGSI et le service central de renseignement territorial (SCRT) qui associent leurs forces pour lutter contre la radicalisation, …) pouvaient obtenir de meilleurs résultats. Toute action ou toute réorganisation qui permettra de construire une police décloisonnée doit donc être encouragée : ? mutualisation et convergence des équipements et des outils informatiques (entre police et gendarmerie, mais aussi entre services au sein de chaque maison) ; ? mutualisation des formations ; ? exercices ou réflexions prospectives menés en commun ; ? mobilité croisée entre services ou institutions et management partagé des équipes support ; échanges de cadres dirigeants comme cela a été fait avec succès entre la DGSI et la DGSE ; ? désignation de correspondants au sein de chaque service ; ? réunions d’échanges régulières (suivi d’activité, échanges de bonnes pratiques, …) ; ? système de suivi des performances et de dialogue de gestion qui, du plus haut niveau jusqu’à l’échelon local, analyse et encourage la collaboration et le partage d’informations ; ? Intégration de la dimension « collaboration » dans la politique d’évaluation, de promotion et de rémunération ; ? rapprochements organisationnels (e.g. faut-il réunir la DGSI et le SCRT, mais aussi la sous-direction de l’anticipation opérationnelle (SDAO) de la gendarmerie ? Faut-il regrouper les services de police et de gendarmerie en charge de la cybercriminalité ? …) ; ? etc.