Mon expérience de voltige à Namur

Samedi dernier, par une journée apparemment semblable aux autres. J’essaie de ne pas trop penser à ce qui va suivre. Avant de venir, je faisais le fanfaron. Mais maintenant, j’ai le trouillomètre à zéro. Non sans raison, d’ailleurs, car je suis près de Namur, sur la piste d’envol d’un aérodrome, à bord d’un Extra 330. Et, détail important : je suis là pour une baptême de voltige aérienne. Cela faisait un bout de temps que j’en rêvais, mais là, curieusement, j’ai soudain envie de jeter l’éponge. Mais Anthony, le pilote, m’avertit qu’on va pouvoir y aller. Un peu tard pour faire marche arrière. Il démarre l’avion, qui fait un boucan d’enfer dans la cabine. Notre appareil accélère et nous décollons enfin. Quelques minutes plus tard, Anthony m’annonce qu’on va entamer la première figure. Il commence d’entrée de jeu avec un vol sur le dos. Je me cramponne aux attaches, impressionné. C’est encore plus fabuleux que ce que j’avais imaginé ! Et ce n’était là que le coup d’envoi ! Mais Anthony enchaîne aussitôt avec quelques virages qui me donnent l’impression qu’un train m’est passé dessus. Et on enchaîne. Je cesse vite de m’intéresser aux figures : je suis bien trop occupé à retrouver mon souffle. Des fois, mon organisme doit encaisser plus de 6G, et je pèse alors six fois mon poids normal. Il est difficile de dire l’effet que ça fait, mais c’est… écrasant, tout simplement. Et pourtant, malgré tout, je n’ai plus peur. Je sens que mon pilote gère comme il faut. Finalement il nous faut redescendre, et je peux recommencer à respirer. Ca peut paraître court, mais en fait, je respire de soulagement : je descends rincé de l’avion et avec un estomac qui commence à jouer au yoyo. Quelques minutes de plus et j’aurais sans doute repeint le cockpit avec mon déjeuner. Mais en dépit de ces ennuis gastriques, je suis au nirvana. Ce vol n’aurait pu être mieux. Pour ceux qui voudraient tenter l’aventure, mieux vaut être prévenu : âmes sensibles, passez votre chemin ! Même si le pilote ajuste la voltige selon chaque client, c’est quand même bougrement explosif. Suivez le lien vers ce baptême à Namur, si je ne vous ai pas refroidi ! En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce voltige aérienne à Namur.

Un fablab dédié au sport : le « gymnase augmenté »

Alors que de nombreuses études françaises et européennes montrent que l’inactivité physique progresse chez les plus jeunes et que les filles font moins de sport que les garçons, ce qui n’est pas sans conséquence sur le plan de la santé en particulier, la création de dispositifs innovants, alliant sport ou activité physique et nouvelles technologies et apprentissages ludiques, peut aider à lutter contre la sédentarité tout en incitant les jeunes à développer des pratiques sportives collaboratives et réflexives. Le CRI, avec le soutien de la Ville de Paris et de la Ligue de l’enseignement qui pourra déployer les innovations qui y naîtront, développe un projet de « gymnase augmenté » : ce fablab, qui s’appuie sur la réalité augmentée, incitera, en partenariat avec ce type d’acteurs innovants, des enfants, des adolescents et de jeunes adultes à la fois à (re-)prendre goût à la pratique d’une activité physique ou sportive, et à prendre part à des recherches interactives et participatives sur le mouvement et l’ergonomie, permettant d’améliorer leurs performances et d’imaginer des modalités de pratique adaptées aux – et dans un partage avec des – jeunes en situation de handicap ou souffrant de pathologies. Il développera des partenariats avec des écoles et établissements scolaires et universitaires. Le gymnase augmenté fonctionnera comme un espace ouvert, dans lequel il sera possible de projeter des environnements virtuels au sein de la salle de sport, qui réagissent selon la position des joueurs en temps réel. La pratique physique (football, danse etc.) sera augmentée : les limites du terrain ou de la piste seront projetées et changeront de position en cours de match ou en fonction de la chorégraphie ; une multiplicité de cibles à atteindre avec un ballon seront affichées ; le score des joueurs sera calculé en temps réel, ce qui permet d’imaginer des scénarios d’entraînement et de difficulté progressive adaptés à chacun, etc. Si l’aspect ludique s’incarne également dans la création d’environnements faisant appel aux univers des dessins animés ou des jeux vidéos, la dimension pédagogique d’un tel dispositif se traduit aussi dans le sens où il permet d’éduquer à l’utilisation raisonnée des écrans chez les jeunes et où il permet aux enfants d’apprendre et d’explorer en se déplaçant physiquement dans des représentations dynamiques, projetées au sol, du corps humain, de la géographie ou de l’univers.