L’impunité est-elle si totale chez nos politiques que ceux-ci peuvent réellement dire n’importe quoi ? C’est une question qui se pose, au vu des derniers événements. A l’occasion d’un meeting à Cabourg la semaine dernière, j’ai discuté de cette question avec quelques participants et pas mal d’entre nous étaient troublés par la mutation à l’oeuvre dans la sphère politique. Cette évolution puise expressément sa source du côté des Etats-Unis : Trump a en effet fait des émules et contaminé la pratique de la politique dans son ensemble. Jamais, avant Trump, un homme politique français n’aurait soutenu au JT qu’il cèderait sa place s’il était mis en examen, pour renier cette parole un peu plus tard et accuser la justice de complotisme ; et s’il avait dû le faire, il aurait fait un effort considérable pour que cela passe ! Mais pas Fillon, de toute évidence. Et ce n’est pas surprenant, en fait. A partir du moment où le président de la nation la plus puissante du monde peut mentir comme un vulgaire arracheur de dent, jusqu’à contredire les vérités les plus élémentaires, il ne paraît plus aussi nécessaire de manipuler finement les gens : tout est permis et cela donne lieu très logiquement à n’importe quoi. Une enquête importune un membre de l’assemblée nationale ? C’est parce qu’il dérange par son programme révolutionnaire. Une réalité ne correspond pas au roman national ? C’est une fiction des médias. Toute réponse est valable, car tout sens moral semble avoir disparu. Depuis l’avènement de Trump, on s’aperçoit à quel point les pays sont interdépendants les uns des autres : ce qui se déroule ailleurs a un rôle essentiel sur le monde politique local. Et cette influence ne se résume pas au secteur économique : en ce moment, c’est carrément une façon d’appréhender le monde qui s’installe, et qui nous conduit droit au désastre. Soit dit en passant, ce meeting m’a enchanté : tout était réglé comme du papier à musique. Voilà l’agence qui nous l’a proposé, si vous souhaitez jeter un oeil au programme. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce séminaire entreprise à Cabourg.
Mois : octobre 2018
Le gaz naturel
À 123,7 TWh, les importations nettes de gaz naturel1 reculent de 4,6 % au premier trimestre par rapport à leur niveau observé un an auparavant. Cette baisse est imputable aux entrées nettes par gazoduc qui diminuent de 6 %. A contrario, les entrées nettes de gaz naturel liquéfié, qui représentent 18,5 % du total des importations nettes du trimestre, croissent de 2 %. À 169 GWh, la production nationale de gaz naturel progresse en glissement annuel de près de 20 % au premier trimestre, portée par les 143 GWh de biométhane injectés dans les réseaux de transport et de distribution. Les injections de biométhane dans les réseaux de gaz naturel ont en effet progressé de 67 % en l’espace d’un an. La phase de soutirage des stocks a débuté en novembre. Les stocks ont ainsi diminué de 65,7 TWh au premier trimestre, soit 15,4 % de plus qu’un an auparavant. Le niveau des stocks utiles à fin mars 2018 est inhabituellement bas pour cette période de l’année (fin de la phase de soutirage). Il ne représente ainsi qu’un peu plus d’un tiers du niveau des stocks atteint à la fin de l’hiver gazier précédent. La consommation totale réelle2 de gaz naturel progresse en glissement annuel de 1,4 % au premier trimestre 2018. Cette hausse est portée par les livraisons aux petits clients reliés aux réseaux de distribution (+ 5,2 %). Les températures moins clémentes que l’an passé, tout particulièrement en février et dans une moindre mesure en mars, ont vraisemblablement eu un impact haussier sur la demande. A contrario, les livraisons sur le réseau de transport reculent (- 7,1 %). Sans celles destinées aux centrales à cycle combiné au gaz (CCCG), qui se replient d’environ 40 %, la consommation des gros clients reliés au réseau de transport progresse en fait de 8 %, toujours en glissement annuel. Corrigée des variations saisonnières, climatiques, et des jours ouvrables, la consommation totale de gaz naturel diminue entre le quatrième trimestre 2017 et le premier trimestre 2018, de 2,4 %. Ce recul concerne les livraisons aux clients reliés aux réseaux de transport (- 6,7 %), tandis que celles aux petits clients reliés aux réseaux de distribution augmentent légèrement (+ 0,4 %).