Il y a 150 ans pour la première fois, une femme, Emma Chenu, s’est inscrite à la Faculté des Sciences de Paris. Dans la longue marche des femmes pour l’accès aux mêmes droits que les hommes, la victoire en termes de droits formels n’a pas toujours conduit à une véritable égalité entre les femmes et les hommes. Cela se traduit chez les étudiants comme chez les personnels. Les choix d’études restent souvent profondément sexués, la situation n’évolue guère. Dans les sciences dures, à l’exception de la chimie, les femmes sont très absentes. Dans les secteurs les plus dynamiques économiquement, les femmes sont fortement sous-représentées. Il en est ainsi du domaine du numérique, où elles sont très minoritaires. À l’inverse, certains secteurs restent quasi-exclusivement féminins, et d’autres sont en passe de le devenir, comme dans le domaine de la médecine. Les stéréotypes générateurs d’orientation se renforcent.